Narbonne : ce que 18 285 diagnostics révèlent, ou non, des appartements en copropriété

Publié le 7 octobre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 18 285 diagnostics enregistrés dans le périmètre local de Narbonne. Leur analyse éclaire le parc diagnostiqué, sans fournir de décompte distinct des appartements ou des copropriétés.

Narbonne : ce que 18 285 diagnostics révèlent, ou non, des appartements en copropriété — Narbonne

18 285 diagnostics enregistrés composent la dernière photographie disponible du parc immobilier diagnostiqué à Narbonne, analysée ce 7 octobre 2026 à partir de l’extraction ADEME du 28 septembre. Pour lire ces données sous l’angle des appartements et des copropriétés, une distinction commande toute l’analyse : un enregistrement ne correspond pas nécessairement à un logement unique. Un même logement peut apparaître plusieurs fois. Autre limite déterminante, les chiffres transmis ne séparent pas les diagnostics collectifs des diagnostics individuels. L’actualité porte donc sur la mise à jour de cette base locale et sur son interprétation, non sur un événement municipal ou un nouveau recensement immobilier.

18 285 diagnostics à Narbonne : quel périmètre pour les copropriétés ?

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Narbonne
A1 059
B3 073
C9 428
D3 366
E1 043
F265
G51
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Le périmètre communal est celui de Narbonne, dans l’Aude, identifié par le code INSEE 11262. Le jeu local retient une population de référence de 57 587 habitants. Ce repère démographique situe la commune, mais il ne donne ni le nombre de copropriétés ni celui des appartements couverts par les diagnostics. Diviser les enregistrements par la population ne mesurerait pas davantage la couverture du parc de logements. Le numérateur compterait des diagnostics potentiellement répétés, tandis que le dénominateur compterait des habitants. Pour une lecture centrée sur l’habitat collectif, la bonne unité de départ reste donc l’enregistrement, avec ses limites explicites.

La différence entre lecture collective et lecture individuelle ne peut pas être effacée par un total communal. Les données fournies ne précisent pas combien d’enregistrements portent sur un périmètre collectif, combien concernent un appartement, ni comment ces deux ensembles pourraient être rapprochés. Elles ne permettent donc pas de reconstituer le profil d’une copropriété à partir de ses éventuels diagnostics individuels. Inversement, aucun résultat collectif identifiable n’est donné ici pour caractériser un appartement particulier. La conséquence concrète est une restriction de portée : les proportions publiées décrivent l’ensemble enregistré à Narbonne, pas une catégorie de copropriétés ni la situation de chaque lot.

20,9 % de maisons : une part qui ne dénombre pas les appartements

Les maisons individuelles représentent 20,9 % dans les données locales fournies. Pour un article consacré aux appartements, ce chiffre est utile, mais sa signification doit rester circonscrite. La ventilation complète des autres catégories n’est pas indiquée. On ne peut donc pas transformer automatiquement le complément de cette part en pourcentage d’appartements, encore moins en pourcentage de logements en copropriété. La distinction importe aussi pour le nombre de biens : même une répartition détaillée des enregistrements par type ne suffirait pas, sans traitement des répétitions, à établir un décompte de logements uniques. Ici, aucun effectif autonome d’appartements n’est disponible dans les faits transmis.

La surface médiane de 63 m² constitue un autre repère global, et non la surface médiane démontrée des seuls appartements. Les données ne donnent pas de médiane séparée pour les maisons, les appartements ou les diagnostics à périmètre collectif. Elles ne permettent pas non plus de relier cette surface à une classe énergétique particulière. Présenter un appartement narbonnais « type » de 63 m², assorti des autres valeurs médianes de la base, assemblerait ainsi des caractéristiques sans preuve qu’elles correspondent aux mêmes observations. Pour les copropriétés, le chiffre renseigne le corpus disponible, mais ne décrit ni un lot précis ni un immeuble représentatif.

  • Maisons individuelles : 20,9 %, sans ventilation complète des autres catégories dans les faits fournis.
  • Surface médiane : 63 m², sans valeur distincte pour les appartements.
  • Copropriétés et appartements uniques : aucun effectif spécifique communiqué.

À Narbonne, 51,6 % de C sans résultat isolé pour les copropriétés

La classe C rassemble 9 428 diagnostics, soit 51,6 % des enregistrements. Elle est suivie par D, avec 3 366 diagnostics et 18,4 %, puis par B, avec 3 073 diagnostics et 16,8 %. La classe A compte 1 059 enregistrements, soit 5,8 %. Cette distribution donne une lecture énergétique du corpus communal : C y occupe la première place. Elle ne démontre toutefois pas que la majorité des appartements ou des copropriétés de Narbonne relève de cette classe. Pour soutenir cette proposition, il faudrait une répartition propre à ces catégories, qui n’est pas fournie dans les éléments disponibles.

À l’autre extrémité de la distribution, E représente 1 043 diagnostics, soit 5,7 %, F en compte 265, soit 1,4 %, et G en compte 51, soit 0,3 %. Les classes F et G réunissent 316 enregistrements, soit 1,7 % selon l’agrégat fourni. Là encore, ces effectifs ne comptent pas des appartements uniques et ne sont pas ventilés par statut de propriété. Le nombre de copropriétés comprenant des logements associés à ces étiquettes reste inconnu. La faible part relative de F et G dans la base ne peut donc ni résumer la situation de chaque immeuble ni exclure une difficulté à l’échelle d’un lot.

1948-1974 : 30,8 % du corpus géolocalisé, sans causalité démontrée

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 30,8 % du corpus géolocalisé. Ce dénominateur mérite d’être conservé dans la présentation : il ne faut pas appliquer mécaniquement cette proportion aux 18 285 diagnostics pour produire un nombre de bâtiments ou de logements. Les autres repères d’ancienneté indiquent 20,5 % de bâti antérieur à 1949, 51,3 % antérieur à 1975 et 78,3 % pour les périodes antérieures à 2001. Ces seuils décrivent des ensembles qui se recouvrent ; ils ne constituent pas des parts indépendantes à additionner. Ils situent l’ancienneté du bâti représenté, sans dénombrer les copropriétés de chaque génération.

Pour l’habitat collectif, la tentation serait de relier directement cette ancienneté aux étiquettes énergétiques. Les éléments transmis ne contiennent pourtant aucun croisement entre période de construction, catégorie de bien et classement. Ils ne permettent pas de dire que les copropriétés de 1948-1974 expliquent le poids de C, ni que les bâtiments les plus anciens concentrent F et G. Aucune information sur des travaux ne vient compléter ce tableau. L’ancienneté apporte donc un contexte descriptif, pas une cause démontrée de performance ou de contre-performance. L’analyse d’un appartement ne peut être déduite de sa seule appartenance supposée à une période dominante dans le corpus.

136 kWh/m²/an et 850 € : des médianes, pas le budget d’une copropriété

La consommation médiane atteint 136 kWh/m²/an et le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 850 €. Ces deux indicateurs ne décrivent pas nécessairement les mêmes enregistrements que la surface médiane de 63 m². Les combiner pour fabriquer la fiche d’un appartement représentatif donnerait une précision que les données ne soutiennent pas. Le coût est, en outre, présenté comme une estimation, et non comme une dépense effectivement constatée pour chaque logement. Aucun montant propre aux copropriétés n’est communiqué. Ces repères peuvent être exposés ensemble pour décrire la base locale, à condition de ne pas les transformer en budget individuel ou collectif.

L’électricité est le chauffage principal indiqué dans 13 345 diagnostics de l’extraction. Ce résultat porte sur des enregistrements, pas sur autant d’appartements distincts. Il ne précise pas la part de chauffage collectif ou individuel et ne permet pas d’attribuer un mode de chauffage à une copropriété donnée. Aucun croisement n’est fourni avec les étiquettes, les surfaces ou les périodes de construction. On ne peut donc pas expliquer la consommation médiane par le seul poids de l’électricité, ni attribuer les classes F et G à ce chauffage. Pour distinguer les situations collectives et individuelles, les informations disponibles restent ici insuffisamment détaillées.

  • 136 kWh/m²/an : consommation médiane du corpus, sans résultat propre aux appartements.
  • 850 € : coût énergétique annuel médian estimé, pas une facture ni un budget de copropriété.
  • 13 345 diagnostics : présence de l’électricité comme chauffage principal, sans séparation collectif-individuel.

Bourg-Charité, Cité Est et inondation : ce que le détail local ne tranche pas

Cinq quartiers ou secteurs IRIS figurent dans l’analyse locale : Bourg-Charité, Anatole France-Mayral, Cité Est, Cité Ouest et Écarts 2 - Narbonne Plage. Leur présence précise le cadre territorial étudié, mais aucun effectif de diagnostics ni aucune distribution d’étiquettes par secteur ne sont transmis. Il n’est donc pas possible de comparer leurs appartements, de désigner un secteur où les copropriétés seraient mieux classées ou de localiser les 316 diagnostics F et G. Le total communal ne se répartit pas de lui-même entre ces noms. Dans cette photographie, la proximité géographique ne suffit pas à attribuer une même caractéristique énergétique à plusieurs immeubles.

Géorisques recense les familles suivantes : Inondation, Mouvement de terrain, Séisme, Feu de forêt, Radon, Risque industriel et Transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon est indiqué à 2 ; la zone sismique est non renseignée. Ces informations doivent rester distinctes de la répartition des diagnostics énergétiques. Elles ne constituent pas une mesure de l’exposition de chaque appartement, et les faits fournis n’établissent aucun croisement avec les copropriétés ou les secteurs IRIS. Il serait donc infondé d’expliquer une étiquette par un risque recensé ou de qualifier un immeuble à partir de cette seule liste communale. Une donnée sismique non renseignée ne signifie pas une absence de risque.

Location et vente : deux lectures distinctes pour les lots et les immeubles

Le calendrier de décence énergétique donne une portée concrète aux étiquettes, mais ne transforme pas les diagnostics enregistrés en dossiers locatifs identifiés. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. À Narbonne, la base compte respectivement 51 diagnostics G, 265 F et 1 043 E. Elle ne précise ni combien correspondent à des logements uniques ni combien concernent des logements proposés à la location. Ces chiffres ne mesurent donc pas directement le nombre de nouveaux baux concernés.

La vente relève d’un autre périmètre dans les faits réglementaires fournis. L’audit énergétique réglementaire concerne les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’intégration de la classe E depuis le 1er janvier 2025. Ce champ ne peut pas être reformulé comme une obligation visant indistinctement toute vente d’appartement en copropriété. Le mot « immeuble » ne suffit pas à rendre les situations équivalentes : la monopropriété est explicitement mentionnée dans la règle transmise. Les effectifs communaux par étiquette ne renseignent d’ailleurs ni le nombre de ventes ni celui des biens relevant de ce périmètre.

  • Nouveau bail : critère de décence énergétique non satisfait pour G depuis le 1er janvier 2025 ; échéances prévues pour F en 2028 et E en 2034.
  • Vente : périmètre d’audit fourni limité aux maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G.
  • Données locales : aucun décompte des locations, des ventes ou des appartements uniques concernés.

De l’appartement à l’immeuble : préserver les unités de lecture

La méthode de cette analyse consiste à conserver pour chaque indicateur son unité, sa date et son périmètre. Le 7 octobre 2026 est la date de publication de cette lecture ; le 28 septembre 2026 est celle de la dernière extraction ADEME utilisée. Les totaux d’étiquettes portent sur des diagnostics enregistrés, tandis que la période dominante est rapportée au corpus géolocalisé. Les médianes restent des repères globaux, sans attribution à un appartement particulier. Enfin, aucune série antérieure n’est fournie pour établir une évolution. Cette mise à jour ne démontre donc ni une amélioration ni une dégradation des performances des copropriétés narbonnaises.

La photographie disponible fait apparaître une majorité d’enregistrements classés C, une part F-G de 1,7 % et plusieurs repères sur l’ancienneté, la surface et l’énergie. Sa limite centrale, pour les appartements, tient à l’absence de séparation entre les périmètres collectifs et individuels, ainsi qu’à l’impossibilité de dénombrer les logements uniques. La conséquence pratique pour la lecture d’une copropriété est claire : aucun chiffre communal ne vaut résultat pour cet immeuble ou pour ses lots. L’intérêt de cette publication est de rendre les données locales lisibles tout en maintenant cette frontière, plutôt que de leur faire décrire des situations particulières qu’elles ne documentent pas.

Questions fréquentes

Les 18 285 diagnostics correspondent-ils à 18 285 logements à Narbonne ?

Non. Il s’agit de diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques, d’appartements ou de copropriétés représentés.

Peut-on comparer les diagnostics collectifs et individuels des copropriétés ?

Pas avec les seuls chiffres transmis. Aucune ventilation entre ces deux périmètres ni aucun rapprochement à l’échelle d’un immeuble n’est fourni. Les proportions communales ne peuvent pas être attribuées aux seuls appartements.

Combien de diagnostics sont classés F ou G dans la base locale ?

La base compte 265 diagnostics F et 51 diagnostics G, soit 316 enregistrements et 1,7 % selon l’agrégat fourni. Ce total ne dénombre ni des logements uniques ni des appartements proposés à la location.

Sources officielles

Demander un devis gratuit